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49 Réponse(s)
 
ApostatI. Adj. Qui a abandonné publiquement sa religion, notamment la religion ou une confession chrétienne, ou renoncé à des voeux monastiques.
P. anal. Qui trahit une cause, un parti, etc.

II.
Subst. masc. Celui qui fait acte d'apostasie.
P. anal. Celui qui trahit une cause, un parti, abandonne une opinion. « Les apostats de toutes les opinions accourent en foule, n'ayant conservé de leurs doctrines passées que l'habitude des moyens coupables » (CONSTANT, De l'Esprit de conquête, 1813, p. 257).

Étymol. et Hist. empr. au gr. « qui fait défection ».
 
Argousin1. Bas officier qui était chargé de la surveillance des galéries et des forçats : « Après avoir traversé quelques rues étroites où des galériens, vêtus de pantalons mi-partie jaunes et gris, travaillaient sous le bâton des argousins, nous arrivâmes devant Vor-Frelsers-Kirk. » (VERNE, Voyage au centre de la terre, 1864, p. 52).

2. P. ext., fam. et péj. Agent de police : « Népomucène, qui flaira des agents de police, crut qu'on allait arrêter le vieillard... Sauvez-vous, monsieur! ... Tenez, voyez-vous ces argousins? Un regard suffit à l'ancien procureur-général pour reconnaître des recors dans les agents de police, et il devina tout. » (BALZAC, L'Initié, 1848, p. 448.)

3. Rare. Personne chargée de surveiller, d'enquêter : « Après le bal, ma chère, après le bal! Vous n'allez pas me forcer à costumer vos argousins en Louis XV, dans l'espoir qu'ils passeront inaperçus. » (ANOUILH, La Répétition, 1950, III, p. 78).

4. Terme d'injure. Homme grossier, brute : « Monsieur, dit le prince des Voyageurs (...) vous êtes un drôle et un polisson, qui, sous peine d'être le dernier des argousins (...) devez me rendre raison de l'insulte que vous venez de me faire... » (BALZAC, L'Illustre Gaudissart, 1834, p. 46).

5. Arg. Contre-maître (cf. L. RIGAUD, Dict. du jargon parisien, L'Arg. anc. et mod., 1878, p. 14).

Étymol. et Hist. Empr. au cat. par les dial. siciliens (algozizio, algozino « huissier principal du Tribunal qui faisait les exécutions et les citations, écrivait les sentences et passait aucunes captures : chef des sergents » dep. 1433) et napolitain (algozino « gardien de prison », XVIe s), à la faveur des relations maritimes entre Siciliens et Aragonais en Catalogne pendant la lutte contre les Angevins.
 
AutodaféCérémonie expiatoire au cours de laquelle étaient lues et exécutées les sentences prononcées par l'Inquisition.

Étymol. et Hist. Empr. à l'esp. auto de fe « id. » (BRUNOT, t. 6, 2, II, 1240; RUPP., p. 84; en raison du texte d'où est tirée la 1re attest., influencé par plusieurs romans esp.) croisé avec le port. auto da fe « id. », tous deux signifiant proprement « acte de foi » (acte* et foi*).

« Après le tremblement de terre qui avait détruit les trois quarts de Lisbonne, les sages du pays n'avaient pas trouvé un moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner au peuple un bel autodafé ; il était décidé par l'université de Coïmbre que le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu, en grande cérémonie, est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler.» (VOLTAIRE, Candide, VI, ibid)
 
Bélître
Vx. Mendiant.
P. ext. Homme de rien, sot, importun.

Rem. On rencontre dans la docum. le dér. bélîtraille, subst. fém. Réunion de bélîtres : « Ingouvernable bélîtraille, / Qu'il faut qu'on sabre et qu'on mitraille / Pour la contraindre à vivre en paix » (A. POMMIER, Paris, poème humoristique, 1866, p. 115).

Étymol. et Hist. 1460 - belistre : « ils estoient gens vagabonds qui aloient de feste en feste, tenoient brelans a serees, menoient fillettes par le pays, faisoient la vie de belistre, se pourchassoient, et alloient de pays a autre, sans mestier faire ne ouvrer » (Cité dans A. THIERRY, Monum. de l'hist. du Tiers État, 1e série, ii, 225 d'apr. BARB. Misc. I, p. 49). orig. obsc.
 
ClaquemurerEmploi actif, vx. Emprisonner quelqu'un dans une enceinte fortifiée très étroite. « Pour claquemurer parmi nous un philosophe à la Bastille, il ne falloit pas tant de cérémonies » (CHATEAUBRIAND, Essai sur les Révolutions, t. 2, 1826, p. 356).

P. ext. Enfermer très étroitement. « Le froid très vif claquemure davantage les gens dans leurs maisons » (MIRBEAU, Le Journal d'une femme de chambre, 1900, p. 212).

Au fig. « L'individu fléchit sous le poids de la masse, et se trouve claquemuré dans un ordre établi » (TAINE, Notes sur Paris, Vie et opinions de M. F.-T. Graindorge, 1867, p. 287).

Étymol. et Hist. Dér. de (jouer) à claquemur, jeu d'enfant consistant prob. à enserrer un joueur si étroitement qu'il fait claquer les bornes qui le cernent.
 
ContempteurI. Emploi adj.
A. [En parlant d'une pers.] Qui méprise, dénigre (cf. contemner).
« Plus contempteurs de la sagesse antique et plus confiants (...) dans leur raison individuelle
» (TOCQUEVILLE, L'Ancien Régime et la Révolution, 1856, p. 232).
« le duc, qui se croyait entièrement moderne, contempteur plus que quiconque de la naissance, et même républicain » (PROUST, Le Côté de Guermantes 2, 1921, p. 530).

B. [En parlant d'une chose en relation avec la pers. hum.] Qui méprise, exprime le mépris. « Une solitude (...) féconde et contemptrice » (MALRAUX, Les Voix du silence, 1951, p. 491).

II. Emploi subst.
A. Contempteur de qqc. Celui, celle qui méprise, critique violemment et avec mépris (quelqu'un, quelque chose).
«
Les pires contempteurs de l'esprit, les plus sûrs contre-révolutionnaires » (BRETON, Les Manifestes du Surréalisme, 2e Manifeste, 1930, p. 140).
« un intellectuel, c'est-à-dire un révolté, un contempteur systématique des supériorités sociales qui ne sont point fondées sur l'esprit » (BERNANOS, Journal d'un curé de campagne, 1936, p. 1082).

Souvent p. iron. « Voiturier, le mangeur de curés, le contempteur de l'autel » (AYMÉ, La Vouivre, 1943, p. 248).
P. ext. Celui, celle qui méprise, ne tient aucun compte de... Un contempteur du danger.
Absol. Personne qui dédaigne, méprise habituellement.

B. Vx. Contempteur de qqn. Leurs ennemis et leurs contempteurs. Un contempteur des dieux. Un athée.

Synon. dédaigneux, dénigreur, censeur, critique, dépréciateur, détracteur, méprisant, mépriseur, ricaneur, zoïle, accusateur, adversaire, calomniateur, ennemi, médisant, négateur, opposant;
anton. laudateur, adulateur, apologiste, approbateur, élogiste, fanatique, flagorneur, flatteur, louangeur, panégyriste, thuriféraire, zélateur.

Étymol. et Hist. Empr. au lat. class. contemptor (de contemnere, v. contemner) « qui dédaigne, qui méprise »
 

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