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4 Réponse(s)
 
SémiosiqueU. Eco établit (dans Limites de l’interprétation, 1992, p. 36) une différence entre interprétation sémantique (ou
sémiosique) et interprétation critique (ou sémiotique) :

«L’interprétation sémantique ou sémiosique est le résultat du processus par lequel le destinataire, face à la
manifestation linéaire du texte, la remplit de sens. L’interprétation critique ou sémiotique, en revanche, essaie
d’expliquer pour quelles raisons structurales le texte peut produire ces interprétations sémantiques (ou d’autres,
alternatives).
»
 
SimonieDR. CANONIQUE. Volonté délibérée de vendre ou d'acheter un bien spirituel ou intimement lié au spirituel (bénédictions, grâces, bénéfices ou dignités ecclésiastiques) pour un prix temporel (somme d'argent, présent matériel, protection ou recommandation); pratique qui en résulte. Condamner la simonie; commettre une simonie.

Étymol. et Hist. dér. de Simon, n. d'un magicien qui avait tenté de corrompre les apôtres Pierre et Jean pour obtenir le pouvoir de conférer le Saint-Esprit par l'imposition des mains.

Der. Simoniaque : Coupable, entaché de simonie. Clerc, prêtre, contrat simoniaque. « Dans une société où toute la ferveur simoniaque du XVe et du XVIe siècle n'a pu abolir (...) le sens chrétien, il est absolument nécessaire que l'état capitaliste soit dieu, pour que le capital soit prophète » (BERNANOS, Enf. humil., 1948, p. 89).
 
 
StipendierA. Vieilli ou littér. Avoir à sa solde; payer quelqu'un pour accomplir une tâche. Stipendier des troupes.
B. Littér., souvent péj. Payer quelqu'un pour accomplir une basse besogne. Stipendier des bandits.
Au passif. [P. méton. du suj.] Des chaires ont été créées, des récompenses proposées et décernées, des sophistes gagés, des journaux stipendiés, la justice corrompue, la religion invoquée (PROUDHON, Syst. contrad. écon., t. 2, 1846, p. 12).

Étymol. et Hist. Empr. au lat. stipendiari « toucher une solde », stipendiatus « qui est à la solde », le sens actif du verbe « prendre à sa solde » étant refait d'après celui du part. passé.
 
Sycophante HIST. [Dans la Grèce antique, à Athènes] Dénonciateur professionnel.

Littér. Calomniateur, délateur; p. ext., personnage hypocrite, fourbe : « S'il n'y avait plus d'imbéciles à jouer, le métier des sycophantes et des flatteurs du peuple tomberait bien vite » (RENAN, Avenir sc., 1890, p. 341)

REM. Sycophanterie, subst. fém., hapax. Synon. de hypocrisie. « Que vous êtes loin, ô bonheur, de la sycophanterie et de l'astucieuse habileté de Barrès! » (VALÉRY, Corresp. [avec Gide], 1891, p. 68).

Étymol. et Hist. Empr. au lat. d'époque impériale sycophanta, du gr. « dénonciateur de ceux qui exportent des figues par contrebande ou de ceux qui volent les figues des figuiers consacrés » ( « la figue »), d'où « délateur, calomniateur ».
 

 
 
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