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7 Réponse(s)
 
PalinodieA. ANTIQ. ,,Poème dans lequel on rétractait ce qu'on avait dit dans un poème précédent`` (LITTRÉ).

B. Désaveu de ce que l'on a pu dire ou faire précédemment.
Loc. fig. :  Chanter la palinodie. «Ah! comme ils se défilaient, ergotaient, chicanaient, chantaient la palinodie, désavouaient les copains!» (ARNOUX, Algorithme, 1948, p.59)
En partic., le plus souvent au plur :  Changement d'opinion et principalement d'opinion politique.

Synon. revirement, volte-face.

« Encore plus que les diplomates, les hommes politiques ne se souviennent pas du point de vue auquel ils se sont placés à un certain moment, et quelques-unes de leurs palinodies tiennent moins à un excès d'ambition qu'à un manque de mémoire » (PROUST, Prisonn., 1922, p.39).

Étymol. et Hist. Empr. au b. lat. palinodia «refrain, rétractation», gr. «chant différent, sur un autre ton; rétractation», comp. de «en sens inverse; à l'opposé, au contraire» et de «chant».

voir ailleurs palinodier et palinodique...
 
PhébusLittér., vieilli. Style obscur, ampoulé et alambiqué. Donner dans le phébus.

Diseur de phébus. Écrivain ou orateur au langage obscur et alambiqué. « Une chose vous manque, Acis, à vous et vos semblables les diseurs de Phébus ; vous ne vous en défiez point, et je vais vous jeter dans l'étonnement : une chose vous manque, c'est l'esprit. Ce n'est pas tout : il y a en vous une chose de trop, qui est l'opinion d'en avoir plus que les autres ; voilà la source de votre pompeux galimatia, de vos phrases embrouillées, et de vos grands mots qui ne signifient rien. »

Étymol. et Hist. at. Phoebus «id.», gr. «le brillant, surnom d'Apollon».
 
PhilippiqueLittér. Attaque verbale, discours violent contre quelqu'un.
Anton. apologie, panégyrique.

« Toujours est-il que son nom seul excitait chez le baron les plus violentes colères, les philippiques les plus éloquentes mais les plus terribles » (PROUST, Prisonn., 1922, p.233).

Rem. Philippiser, verbe intrans., rare.

Étymol. et Hist. Empr. au lat. Philippicae (orationes) «discours de Démosthène contre Philippe de Macédoine», Philippicae, subst. fém. plur. «discours de Cicéron contre Marc-Antoine»
 
PloutocratieA. 1. Système politique ou ordre social dans lequel la puissance financière et économique est prépondérante. « Ayant jeté (...) les yeux sur la France, il vit que, sous le nom de république, ce pays était constitué en ploutocratie, et que (...) la haute finance y exerçait un pouvoir souverain » (A. FRANCE, Révolte anges, 1914, p.182).
2. Politique économique reposant sur la puissance financière.

B. P. méton., souvent péj. Ensemble des personnes qui détiennent le pouvoir du fait de leur richesse. « La petite ploutocratie est peureuse; néanmoins ses sentiments sont démocratiques. (...) La grande ploutocratie est féroce et implacable » (POULOT, Sublime, 1872, p.126).

REM.
Ploutocratisé, -ée, adj., hapax, péj. Qui est admis parmi ceux qui composent la ploutocratie et en prend les défauts. « Un prolétariat en partie ploutocratisé et acceptant la place plus ou moins dorée que lui consent une bourgeoisie américanisante » (É. BERTH, Du Capital aux Réflexions sur la violence, 1934, ds MARITAIN, Human. intégr., 1936, p.253).

DÉR. Ploutocratique, adj. a) Pol., hist. Relatif à la ploutocratie en tant que système politique; propre aux ploutocrates. « Quant aux États-Unis américains, on découvrait en eux, avec consternation, le paradis de la tyrannie ploutocratique » (J.-R. BLOCH, Dest. du S., 1931, p.111)
b) P. ext. Qui repose sur le pouvoir de l'argent. Qui est mû, animé par le désir de la richesse. « L'homme ploutocratique (...) en qui la peur de dépenser tient lieu de sagesse » (ALAIN, Propos, 1922, p.385).

Étymol. et Hist .empr. au gr. «gouvernement ou domination des riches» comp. de «richesse» et de «force, domination, puissance»
 
PrévariquerA. Transgresser la loi divine, un devoir religieux, une obligation morale.

B.
Manquer aux obligations d'une charge, d'un mandat; commettre des prévarications. « Un souverain révoque le ministre, le gouverneur, le vice-roi qui prévarique et abuse de ses pouvoirs » (POMMIER, Athéisme, 1857, p.70)
DR. Se rendre coupable de prévarication. « Après la trahison, prévariquer est le pire des crimes » (LEFEBVRE, Révol. fr., 1963, p.390).

REM. Prévaricateur. « La liberté de la presse, faite pour démasquer les administrateurs infidèles, les mandataires vendus, les lâches prévaricateurs » (MARAT, Pamphlets, Appel à la Nation, 1790, p.143)

Étymol. et Hist.
Empr. au lat. praevaricari, proprement «marcher de travers, dévier» (de varicus «qui écarte les jambes», dér. de varus «cagneux»).
 
Prométhéen[P. allus. au héros gr. Prométhée qui déroba le feu aux dieux]
A. Relatif à Prométhée. Mythe prométhéen.
« L'inépuisable génie grec, qui a fait la part si grande aux mythes de l'adhésion et de la modestie, a su donner, cependant, son modèle à l'insurrection. Sans contredit, quelques-uns des traits prométhéens revivent encore dans l'histoire révoltée que nous vivons... »
(CAMUS, Homme rév., 1951, p.44).
B. Littér. Caractérisé par le désir de se surpasser, le goût de l'effort et des grandes entreprises, la foi dans la grandeur humaine.
[En parlant d'une chose concr.] Immense, énorme. Synon. titanesque.

voir l'Ôde de Prométhée, de Goethe
 

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