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2 Réponse(s)
 
DémiurgeA. PHILOS. ANC.
1. [Chez les Platoniciens] Divinité qui donne forme à l'univers
P. compar. « Grands visionnaires devant lesquels l'abstraction elle-même, comme au regard d'un démiurge, se mettait à vivre et à remuer sous ses longs voiles » (GOURMONT, Esthét. lang. fr., 1899, p. 302).
2. [Chez les Gnostiques] Être émanant de l'Être suprême et parfois considéré comme malfaisant.
P. iron. « Jouissons, (...) du monde tel qu'il est fait. Ce n'est pas une oeuvre sérieuse, c'est une farce, l'oeuvre d'un démiurge jovial » (RENAN, Drames philos., Prêtre Némi, 1885, III, 3, p. 583).

B. P. anal. Créateur d'une oeuvre (généralement de grande envergure).
1. En gén. : « Il y a de la grandeur à faire une oeuvre par un acte d'amour. Il y a de la grandeur à la faire avec orgueil, et à connaître, l'ayant faite, le rire puissant du démiurge  content de soi. » (MONTHERLANT, La Petite Infante de Castille, 1929, p. 651).
P. métaph., emploi adj. « Un temps mathématique et démiurge, (...) temps comme extérieur aux hommes, qui les pousse, les contraint » (Traité sociol., 1967, p. 95).
2. Domaine sociol. « Mais si l'homme a été créé par un autre être, par un Dieu, il en dépendra toujours : le seul être indépendant et libre est celui qui s'est créé lui-même. Tel est bien d'après Marx le cas de l'humanité. L'homme est démiurge de l'homme, c'est-à-dire que c'est l'homme qui se fait lui-même. Et le moyen par lequel il se fait est précisément le travail. » (LACROIX, Marxisme, existent., personn., 1949, p. 32).

Étymol. et Hist. Empr. au gr. (lat. class. demiurgus) proprement « qui travaille pour le public, artisan », particulièrement en parlant de la divinité « créatrice du monde »
 
DiallèlePHILOS. Cercle vicieux par lequel on cherche à prouver une proposition en partant de cette proposition même.

Raisonnement erroné qui a été repéré et thématisé par les philosophes grecs, notamment les sceptiques, d'une manière générale, le diallèle se produit lorsque la preuve de ce qu'on cherche est fondée sur la validité d'une seconde preuve qui tire elle-même sa justification de la première.

Étymol. et Hist. Empr. au gr. « réciproque ».
 

 
 
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