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3 Réponse(s)
 
ClaquemurerEmploi actif, vx. Emprisonner quelqu'un dans une enceinte fortifiée très étroite. « Pour claquemurer parmi nous un philosophe à la Bastille, il ne falloit pas tant de cérémonies » (CHATEAUBRIAND, Essai sur les Révolutions, t. 2, 1826, p. 356).

P. ext. Enfermer très étroitement. « Le froid très vif claquemure davantage les gens dans leurs maisons » (MIRBEAU, Le Journal d'une femme de chambre, 1900, p. 212).

Au fig. « L'individu fléchit sous le poids de la masse, et se trouve claquemuré dans un ordre établi » (TAINE, Notes sur Paris, Vie et opinions de M. F.-T. Graindorge, 1867, p. 287).

Étymol. et Hist. Dér. de (jouer) à claquemur, jeu d'enfant consistant prob. à enserrer un joueur si étroitement qu'il fait claquer les bornes qui le cernent.
 
ContempteurI. Emploi adj.
A. [En parlant d'une pers.] Qui méprise, dénigre (cf. contemner).
« Plus contempteurs de la sagesse antique et plus confiants (...) dans leur raison individuelle
» (TOCQUEVILLE, L'Ancien Régime et la Révolution, 1856, p. 232).
« le duc, qui se croyait entièrement moderne, contempteur plus que quiconque de la naissance, et même républicain » (PROUST, Le Côté de Guermantes 2, 1921, p. 530).

B. [En parlant d'une chose en relation avec la pers. hum.] Qui méprise, exprime le mépris. « Une solitude (...) féconde et contemptrice » (MALRAUX, Les Voix du silence, 1951, p. 491).

II. Emploi subst.
A. Contempteur de qqc. Celui, celle qui méprise, critique violemment et avec mépris (quelqu'un, quelque chose).
«
Les pires contempteurs de l'esprit, les plus sûrs contre-révolutionnaires » (BRETON, Les Manifestes du Surréalisme, 2e Manifeste, 1930, p. 140).
« un intellectuel, c'est-à-dire un révolté, un contempteur systématique des supériorités sociales qui ne sont point fondées sur l'esprit » (BERNANOS, Journal d'un curé de campagne, 1936, p. 1082).

Souvent p. iron. « Voiturier, le mangeur de curés, le contempteur de l'autel » (AYMÉ, La Vouivre, 1943, p. 248).
P. ext. Celui, celle qui méprise, ne tient aucun compte de... Un contempteur du danger.
Absol. Personne qui dédaigne, méprise habituellement.

B. Vx. Contempteur de qqn. Leurs ennemis et leurs contempteurs. Un contempteur des dieux. Un athée.

Synon. dédaigneux, dénigreur, censeur, critique, dépréciateur, détracteur, méprisant, mépriseur, ricaneur, zoïle, accusateur, adversaire, calomniateur, ennemi, médisant, négateur, opposant;
anton. laudateur, adulateur, apologiste, approbateur, élogiste, fanatique, flagorneur, flatteur, louangeur, panégyriste, thuriféraire, zélateur.

Étymol. et Hist. Empr. au lat. class. contemptor (de contemnere, v. contemner) « qui dédaigne, qui méprise »
 
CuiderPlais. et littér. Croire, penser. « Cuides-tu, ribaude, que j'ai envie de faire un balai de ma langue » (GAUTIER, Jeunes-Fr., 1872, p. 244)
Emploi pronom. Se croire, s'imaginer. « Le beau est que le roi infatué [Mithridate] (...) se cuidait le maître de l'univers » (L. DAUDET, Sylla, 1922, p. 72).

Étymol. et Hist. Du lat. class. cogitare « penser, imaginer ».

Der. 1) Outrecuider Vx ou p.arch. Traiter (quelqu'un) avec mépris en affichant sa supériorité. 2) Outrecuidance Littér. Présomption, confiance en soi-même excessive ou arrogante; attitude qui en résulte vis-à-vis d'autrui. Synon. arrogance, fatuité, impertinence; anton. humilité, modestie, réserve. P.méton. Action, parole désinvolte, insolente qui manifeste cette attitude.
 

 
 
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