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3 Réponse(s)
 
ApostatI. Adj. Qui a abandonné publiquement sa religion, notamment la religion ou une confession chrétienne, ou renoncé à des voeux monastiques.
P. anal. Qui trahit une cause, un parti, etc.

II.
Subst. masc. Celui qui fait acte d'apostasie.
P. anal. Celui qui trahit une cause, un parti, abandonne une opinion. « Les apostats de toutes les opinions accourent en foule, n'ayant conservé de leurs doctrines passées que l'habitude des moyens coupables » (CONSTANT, De l'Esprit de conquête, 1813, p. 257).

Étymol. et Hist. empr. au gr. « qui fait défection ».
 
Argousin1. Bas officier qui était chargé de la surveillance des galéries et des forçats : « Après avoir traversé quelques rues étroites où des galériens, vêtus de pantalons mi-partie jaunes et gris, travaillaient sous le bâton des argousins, nous arrivâmes devant Vor-Frelsers-Kirk. » (VERNE, Voyage au centre de la terre, 1864, p. 52).

2. P. ext., fam. et péj. Agent de police : « Népomucène, qui flaira des agents de police, crut qu'on allait arrêter le vieillard... Sauvez-vous, monsieur! ... Tenez, voyez-vous ces argousins? Un regard suffit à l'ancien procureur-général pour reconnaître des recors dans les agents de police, et il devina tout. » (BALZAC, L'Initié, 1848, p. 448.)

3. Rare. Personne chargée de surveiller, d'enquêter : « Après le bal, ma chère, après le bal! Vous n'allez pas me forcer à costumer vos argousins en Louis XV, dans l'espoir qu'ils passeront inaperçus. » (ANOUILH, La Répétition, 1950, III, p. 78).

4. Terme d'injure. Homme grossier, brute : « Monsieur, dit le prince des Voyageurs (...) vous êtes un drôle et un polisson, qui, sous peine d'être le dernier des argousins (...) devez me rendre raison de l'insulte que vous venez de me faire... » (BALZAC, L'Illustre Gaudissart, 1834, p. 46).

5. Arg. Contre-maître (cf. L. RIGAUD, Dict. du jargon parisien, L'Arg. anc. et mod., 1878, p. 14).

Étymol. et Hist. Empr. au cat. par les dial. siciliens (algozizio, algozino « huissier principal du Tribunal qui faisait les exécutions et les citations, écrivait les sentences et passait aucunes captures : chef des sergents » dep. 1433) et napolitain (algozino « gardien de prison », XVIe s), à la faveur des relations maritimes entre Siciliens et Aragonais en Catalogne pendant la lutte contre les Angevins.
 
AutodaféCérémonie expiatoire au cours de laquelle étaient lues et exécutées les sentences prononcées par l'Inquisition.

Étymol. et Hist. Empr. à l'esp. auto de fe « id. » (BRUNOT, t. 6, 2, II, 1240; RUPP., p. 84; en raison du texte d'où est tirée la 1re attest., influencé par plusieurs romans esp.) croisé avec le port. auto da fe « id. », tous deux signifiant proprement « acte de foi » (acte* et foi*).

« Après le tremblement de terre qui avait détruit les trois quarts de Lisbonne, les sages du pays n'avaient pas trouvé un moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner au peuple un bel autodafé ; il était décidé par l'université de Coïmbre que le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu, en grande cérémonie, est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler.» (VOLTAIRE, Candide, VI, ibid)
 

 
 
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