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Au hasard Balthazar

GabegieVieilli. Fraude, tromperie (cf. Ac. 1878).
P. ext., au plur. Affaires suspectes, douteuses, sujettes à caution. Les moins scrupuleux, les moins obtus, jetaient toute vergogne à bas; ils trempaient dans des gabegies, vannaient la bourbe des affaires (HUYSMANS, À rebours, 1884, p. 286).
P. anal.
1. Désordre provenant d'une mauvaise gestion financière ou autre dans un pays, une administration ou une entreprise. Gabegie générale; supprimer la gabegie.
2. P. ext. Désordre, chaos, abomination. Enfin quoi! tu vois aussi bien que moi dans quel état est la chiourme. La saoulerie, la gabegie, la folie de détruire (AYMÉ, Vogue, 1944, p. 94)

Étymol. et Hist. Prob. dér. du rad. de gaber* qui a survécu en domaine d'oïl dans l'Ouest (cf. FEW t. 16, p. 3a); c'est peut-être le révolutionnaire normand J.-R. Hébert (né à Alençon) qui a fait le succès de ce dér. Formation obsc., peut-être analogue à celle de tabagie* ou à celle de cabajoutis*, cabagétis, cabagi, cabgit. D'apr. FEW t. 2, p. 243b, note 8, -getis résulterait de l'association jeter + suff. -aticius ou -ivus.
 
QuidditéPHILOS. Essence d'une chose, ce qui fait qu'une chose est ce qu'elle est.
« Le changement n'est point le mouvement. Le changement est altération de la qualité du ceci; il se produit, nous l'avons vu, d'un bloc par surgissement ou désagrégation d'une forme. Le mouvement suppose, au contraire, la permanence de la quiddité » (SARTRE, Être et Néant, 1943, p. 260).

Étymol. et Hist. Empr. au lat. scolast. quidditas « essence, quiddité, nature d'une chose »
 
WeltanschauungPHILOS. Vue métaphysique du monde, conception globale de la vie, de la condition de l'homme dans le monde.

« Même si le psychanalyste a des sincérités successives, quelle créance accorder à un Monsieur qui change de Weltanschauung à chaque heure? » (CHOISY, Psychanal., 1950, p. 25).
 
Viédase ou ViédazeA. Région. (Midi). Aubergine.
B. Vx. Personne idiote, bête. Synon. con.
[Comme terme d'injure, dans une interpellation dir.] « Vous êtes des j...-f..., des viédases, des gourgandines, des sardanapales, des fripons qui buvez le sang du pauvre peuple » (DESMOULINS ds Vx Cordelier, 1793-94, p. 247).

Étymol. et Hist. vietdaze « nom populaire de l'aubergine dans le Midi » (Ac. Compl.). Mot occit. signifiant propr. « vit d'âne », comp. de viet « vit » et de aze « âne »
 
Éloge

L'éloge, et son inverse, utilisent différents procédés comme :

Le superlatif pour décrire l'extrême ( autrement dit le haut degré ) des qualités de la personne dont on fait les louanges: "le plus beau d'entre tous"

L'hyperbole (= une figure de rhétorique ) pour amplifier et exagérer ( une qualité par exemple ) "femme ayant la taille d'un sablier" ou "beauté qui foudroie"

L'anaphore ( répétition d'un mot ou groupe nominal en début de phrase ) et la répétition pour renforcer l'affirmation de l'auteur et insister sur le mot ou GN répété "Ma femme ... Ma femme..." ou "... intelligente ... ... intelligente ...

L'énumération et accumulation des qualités pour montrer le grand nombre, le foisonnement des qualités ( car avoir beaucoup de qualités est aussi une qualité ) "il est gentil, mature, sensible, beau, fort,..." ou "elle a de beaux cheveux roux, des yeux magnifiques, un nez sublime ..."

Le champ lexical mélioratif ( qualifications laudatives ) pour sublimer la chose ou l'être que l'on loue "bouche pareil à la rose ... sa couleur, sublime, fait honte au rubis ... sa beauté est précieuse ..."

Les comparaisons et métaphores pour permettre au lecteur de s'imaginer l'objet de l'éloge, ces deux procédés donne donc une image parfaite de cette chose ou personne "Femme noire ... fruit mûr à la chair ferme ... gazelle aux attaches célestes ... les perles qui sont étoiles sur la nuit de ta peau ..."

 
UbuesqueLittér., péj. Qui évoque le grotesque du père Ubu par un despotisme, une cruauté, un cynisme, une forfanterie d'un caractère outrancier ou par des petitesses dérisoires.
« Rien ne me plaît plus de cette époque gâteuse et sanglante avec ses techniques ubuesques, ses chambres à torture et ses adultes tellement abrutis (...) qu'ils préfèrent Tintin à tout » (MAURIAC, Mém. intér., 1959, p. 219).

Étymol. et Hist. Création sur le nom d'Ubu, personnage de la pièce d'Alfred Jarry, Ubu roi (1896); suff. -esque*.
 
 
 
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