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Au hasard Balthazar

QuidditéPHILOS. Essence d'une chose, ce qui fait qu'une chose est ce qu'elle est.
« Le changement n'est point le mouvement. Le changement est altération de la qualité du ceci; il se produit, nous l'avons vu, d'un bloc par surgissement ou désagrégation d'une forme. Le mouvement suppose, au contraire, la permanence de la quiddité » (SARTRE, Être et Néant, 1943, p. 260).

Étymol. et Hist. Empr. au lat. scolast. quidditas « essence, quiddité, nature d'une chose »
 
JanotismeA. Esprit borné, simplicité excessive, bêtise. '' Il y a ici un vieux domestique, le meilleur des hommes et le modèle des serviteurs, mais un fond de janotisme ,, (GONCOURT, Journal, 1894, p. 640).

B. Défaut de style qui consiste à rompre la logique syntaxique en rapprochant abusivement certains membres de phrase et en provoquant des équivoques burlesques. '' Le « mauvais » français n'est souvent que du néo-français qui n'ose pas dire son nom (...). Je ne reculerai même pas à l'occasion devant l'homologation des pataquès, cuirs, velours, impropriétés, janotismes, quiproquos, lapsus, etc. ,, (QUENEAU, Bâtons, chiffres et lettres, Paris, Gallimard, 1965, p. 69).

Étymol. et Hist. 1. 1779 Jeannotisme « niaiserie » (Corresp. littér. secrète, 18 déc., no 52 ds PROSCHWITZ Beaumarchais, p. 338); 2. 1828-29 janotisme « construction maladroite de la phrase » (RABAN, MARCO SAINT-HILAIRE, Mém. forçat, t. 3, p. 31). Dér. au moyen du suff. -isme* de Janot, Jeannot (dimin. de Jean), surnom traditionnel des sots (cf. Jehannot « sot », 1397 ds GDF., v. aussi FEW t. 5, pp. 45-46), et en partic., nom d'un personnage de niais, affecté d'un défaut de lang. consistant à intervertir les membres d'une phrase, popularisé par DORVIGNY ds Janot, ou les battus paient l'amende, pièce jouée en 1779.
 
WeltanschauungPHILOS. Vue métaphysique du monde, conception globale de la vie, de la condition de l'homme dans le monde.

« Même si le psychanalyste a des sincérités successives, quelle créance accorder à un Monsieur qui change de Weltanschauung à chaque heure? » (CHOISY, Psychanal., 1950, p. 25).
 
KorriganEsprit malfaisant, nain ou fée, dans les traditions populaires bretonnes. « En sortant de Quimperlé, premier dolmen, maison des korrigans, selon notre conducteur, ou nains, qui, certains jours de la semaine, vous arrêtent et vous forcent de danser avec eux » (MICHELET, Journal, 1831, p. 93).
 
GabegieVieilli. Fraude, tromperie (cf. Ac. 1878).
P. ext., au plur. Affaires suspectes, douteuses, sujettes à caution. Les moins scrupuleux, les moins obtus, jetaient toute vergogne à bas; ils trempaient dans des gabegies, vannaient la bourbe des affaires (HUYSMANS, À rebours, 1884, p. 286).
P. anal.
1. Désordre provenant d'une mauvaise gestion financière ou autre dans un pays, une administration ou une entreprise. Gabegie générale; supprimer la gabegie.
2. P. ext. Désordre, chaos, abomination. Enfin quoi! tu vois aussi bien que moi dans quel état est la chiourme. La saoulerie, la gabegie, la folie de détruire (AYMÉ, Vogue, 1944, p. 94)

Étymol. et Hist. Prob. dér. du rad. de gaber* qui a survécu en domaine d'oïl dans l'Ouest (cf. FEW t. 16, p. 3a); c'est peut-être le révolutionnaire normand J.-R. Hébert (né à Alençon) qui a fait le succès de ce dér. Formation obsc., peut-être analogue à celle de tabagie* ou à celle de cabajoutis*, cabagétis, cabagi, cabgit. D'apr. FEW t. 2, p. 243b, note 8, -getis résulterait de l'association jeter + suff. -aticius ou -ivus.
 
RibaudA. Subst. masc., HIST. [Au Moy. Âge]
1. Soldat faisant partie d'un corps de garde créé par Philippe Auguste.
2. Aventurier qui suivait l'armée en quête de pillages.

B. Adj. et subst., p. ext., vieilli ou littér.
1. Adj. Qui mène une vie dissolue; débauché, impudique. « C'est un homme fort ribaud »
2. Subst. Homme ou femme de mauvaise vie. En partic., au fém. Prostituée.

REM. 1 Ribauder, verbe intrans., vieilli ou littér. Se livrer à la débauche. 2 Ribaudaille, subst. fém. a) Troupe de ribauds b) Vieilli ou littér. Ramassis de vauriens, de fripouilles. Synon. racaille. 3 Ribauderie, subst. fém., vieilli ou littér. Acte ou propos de ribaud, débauche.

Étymol. et Hist. Dér., à l'aide du suff. -aud*, de l'a. et m. fr. riber « se livrer au plaisir , lui-même empr. au m. h. all. rîban au sens de « être en chaleur, s'accoupler », propr. « frotter », sens déjà att. par l'a. h. all. rîban.
 
 
 
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