écritoire

 galerie

 liens

 

 
 
 

Tous (49)lexique (49) lexique (49)








A    B    C    D    E    F    G    H    I    J    K    L    M    N

  O    P    Q    R    S    T    U    V    W    X    Y    Z    Ω


Au hasard Balthazar

PhébusLittér., vieilli. Style obscur, ampoulé et alambiqué. Donner dans le phébus.

Diseur de phébus. Écrivain ou orateur au langage obscur et alambiqué. « Une chose vous manque, Acis, à vous et vos semblables les diseurs de Phébus ; vous ne vous en défiez point, et je vais vous jeter dans l'étonnement : une chose vous manque, c'est l'esprit. Ce n'est pas tout : il y a en vous une chose de trop, qui est l'opinion d'en avoir plus que les autres ; voilà la source de votre pompeux galimatia, de vos phrases embrouillées, et de vos grands mots qui ne signifient rien. »

Étymol. et Hist. at. Phoebus «id.», gr. «le brillant, surnom d'Apollon».
 
RibaudA. Subst. masc., HIST. [Au Moy. Âge]
1. Soldat faisant partie d'un corps de garde créé par Philippe Auguste.
2. Aventurier qui suivait l'armée en quête de pillages.

B. Adj. et subst., p. ext., vieilli ou littér.
1. Adj. Qui mène une vie dissolue; débauché, impudique. « C'est un homme fort ribaud »
2. Subst. Homme ou femme de mauvaise vie. En partic., au fém. Prostituée.

REM. 1 Ribauder, verbe intrans., vieilli ou littér. Se livrer à la débauche. 2 Ribaudaille, subst. fém. a) Troupe de ribauds b) Vieilli ou littér. Ramassis de vauriens, de fripouilles. Synon. racaille. 3 Ribauderie, subst. fém., vieilli ou littér. Acte ou propos de ribaud, débauche.

Étymol. et Hist. Dér., à l'aide du suff. -aud*, de l'a. et m. fr. riber « se livrer au plaisir , lui-même empr. au m. h. all. rîban au sens de « être en chaleur, s'accoupler », propr. « frotter », sens déjà att. par l'a. h. all. rîban.
 
ThuriféraireLITURG. CATH. Clerc qui est chargé de l'encensoir et de la navette au cours des cérémonies solennelles.
P. anal., littér. Personne sans mesure dans la louange de quelqu'un ou de quelque chose.

Synon. flatteur, flagorneur, laudateur, louangeur; anton. détracteur.

Étymol. et Hist. Empr. au lat. médiév. t(h)uriferarius (XIIe s. ds DU CANGE, 1296 ds LATHAM) dér. du lat. t(h)urifer « qui offre l'encens aux faux dieux », comp. de t(h)us « encens » et fero « porter ».
 
Robe de Nessus ou de DéjanireRobe trempée du sang du centaure Nessus agissant comme philtre d'amour que Déjanire abusée fit porter à Hercule et qui causa indirectement la mort du héros en s'attachant à sa chair et en la brûlant.
 
MargoulinA. Personne manquant de compétence ou de sérieux dans l'exercice de sa profession; en partic. mauvais ouvrier.

B. 1. Pop. Petit détaillant, petit patron.

2. Commerçant malhonnête; individu peu scrupuleux en affaires. Synon. maquignon, mercanti. « Je veux que dans ces circonstances graves et familiales, tu te conduises comme un gentilhomme provençal et non pas comme le dernier des margoulins » (PAGNOL, Fanny, 1932, II, 7, p. 148)

3. Arg. de la Bourse. Spéculateur sans envergure. « Il avait spéculé, non sur la valeur de sa production mais sur celle des plantations mêmes (...). Et il n'ignorait pas que, dès que cette suppression [des crédits américains] serait connue, tous les margoulins de Paris et de New-York prendraient position à la baisse sur ses titres » (MALRAUX, Cond. hum., 1933, p. 337).

Étymol. et Hist. Mot pop. issu du verbe margouliner usité dans le Bas-Maine au sens de «aller vendre de bourg en bourg, surtout en parlant des femmes qui vendent des mouchoirs» (DOTTIN, Glossaire des parlers du Bas-Maine, Paris, 1899), lui-même dér. de margouline «bonnet» (DUM.); cf. Bas-Maine margulet, margulin «bandeau sur la figure, bride d'un bonnet de femme» (DOTTIN, loc. cit.); margouline est une var. de margoulette* d'après gouline «bonnet de femme» usité dans les parlers de l'Ouest (FEW t. 4, p. 315a), dér. de goule, forme anc. de gueule*.
 
TropeRHET. Figure qui implique un changement du sens premier, propre, des mots. Métaphore, métonymie et synécdoque sont des tropes.

Rem. Métaphore Figure qui consiste à instituer une analogie entre un comparé et un comparant, sans comparatif (contrairement à une comparaison). Parfois, le comparé est lui aussi absent. C'est ce qui distingue une métaphore in praesentia (La lune, cette faucille d'or) et une métaphore in abstentia (absence du comparé, il ne reste plus que le comparant : Une virgule d'or illumine le ciel). La métaphore peut dans ce cas précis se transformer en devinette.
Métonymie Figure dans laquelle un concept est dénommé au moyen d’un terme désignant un autre concept, lequel entretient avec le premier une relation d’équivalence ou de contiguïté (la cause pour l’effet : décimé par ses intentions malveillantes, la partie pour le tout : sa bouche aimante, le contenant pour le contenu : boire un verre, etc.).
Synécdoque On prend le tout pour la partie ou la partie pour le tout, la matière pour l’objet, le contenant pour le contenu, etc. et inversement. C'est un cas particulier de métonymie. Un toit, pour une maison. Une fourrure, pour un manteau de fourrure. Le tout pour la partie : Lyon a gagné la finale (pour les joueurs de l'équipe de foot de Lyon). La partie pour le tout : Les voiles prennent le départ (pour les bateaux à voiles).
 
 
 
ce site a été construit avec npds, optimisé pour un affichage de 1280 sous firefox