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Au hasard Balthazar

PloutocratieA. 1. Système politique ou ordre social dans lequel la puissance financière et économique est prépondérante. « Ayant jeté (...) les yeux sur la France, il vit que, sous le nom de république, ce pays était constitué en ploutocratie, et que (...) la haute finance y exerçait un pouvoir souverain » (A. FRANCE, Révolte anges, 1914, p.182).
2. Politique économique reposant sur la puissance financière.

B. P. méton., souvent péj. Ensemble des personnes qui détiennent le pouvoir du fait de leur richesse. « La petite ploutocratie est peureuse; néanmoins ses sentiments sont démocratiques. (...) La grande ploutocratie est féroce et implacable » (POULOT, Sublime, 1872, p.126).

REM.
Ploutocratisé, -ée, adj., hapax, péj. Qui est admis parmi ceux qui composent la ploutocratie et en prend les défauts. « Un prolétariat en partie ploutocratisé et acceptant la place plus ou moins dorée que lui consent une bourgeoisie américanisante » (É. BERTH, Du Capital aux Réflexions sur la violence, 1934, ds MARITAIN, Human. intégr., 1936, p.253).

DÉR. Ploutocratique, adj. a) Pol., hist. Relatif à la ploutocratie en tant que système politique; propre aux ploutocrates. « Quant aux États-Unis américains, on découvrait en eux, avec consternation, le paradis de la tyrannie ploutocratique » (J.-R. BLOCH, Dest. du S., 1931, p.111)
b) P. ext. Qui repose sur le pouvoir de l'argent. Qui est mû, animé par le désir de la richesse. « L'homme ploutocratique (...) en qui la peur de dépenser tient lieu de sagesse » (ALAIN, Propos, 1922, p.385).

Étymol. et Hist .empr. au gr. «gouvernement ou domination des riches» comp. de «richesse» et de «force, domination, puissance»
 
ThuriféraireLITURG. CATH. Clerc qui est chargé de l'encensoir et de la navette au cours des cérémonies solennelles.
P. anal., littér. Personne sans mesure dans la louange de quelqu'un ou de quelque chose.

Synon. flatteur, flagorneur, laudateur, louangeur; anton. détracteur.

Étymol. et Hist. Empr. au lat. médiév. t(h)uriferarius (XIIe s. ds DU CANGE, 1296 ds LATHAM) dér. du lat. t(h)urifer « qui offre l'encens aux faux dieux », comp. de t(h)us « encens » et fero « porter ».
 
GabegieVieilli. Fraude, tromperie (cf. Ac. 1878).
P. ext., au plur. Affaires suspectes, douteuses, sujettes à caution. Les moins scrupuleux, les moins obtus, jetaient toute vergogne à bas; ils trempaient dans des gabegies, vannaient la bourbe des affaires (HUYSMANS, À rebours, 1884, p. 286).
P. anal.
1. Désordre provenant d'une mauvaise gestion financière ou autre dans un pays, une administration ou une entreprise. Gabegie générale; supprimer la gabegie.
2. P. ext. Désordre, chaos, abomination. Enfin quoi! tu vois aussi bien que moi dans quel état est la chiourme. La saoulerie, la gabegie, la folie de détruire (AYMÉ, Vogue, 1944, p. 94)

Étymol. et Hist. Prob. dér. du rad. de gaber* qui a survécu en domaine d'oïl dans l'Ouest (cf. FEW t. 16, p. 3a); c'est peut-être le révolutionnaire normand J.-R. Hébert (né à Alençon) qui a fait le succès de ce dér. Formation obsc., peut-être analogue à celle de tabagie* ou à celle de cabajoutis*, cabagétis, cabagi, cabgit. D'apr. FEW t. 2, p. 243b, note 8, -getis résulterait de l'association jeter + suff. -aticius ou -ivus.
 
ContempteurI. Emploi adj.
A. [En parlant d'une pers.] Qui méprise, dénigre (cf. contemner).
« Plus contempteurs de la sagesse antique et plus confiants (...) dans leur raison individuelle
» (TOCQUEVILLE, L'Ancien Régime et la Révolution, 1856, p. 232).
« le duc, qui se croyait entièrement moderne, contempteur plus que quiconque de la naissance, et même républicain » (PROUST, Le Côté de Guermantes 2, 1921, p. 530).

B. [En parlant d'une chose en relation avec la pers. hum.] Qui méprise, exprime le mépris. « Une solitude (...) féconde et contemptrice » (MALRAUX, Les Voix du silence, 1951, p. 491).

II. Emploi subst.
A. Contempteur de qqc. Celui, celle qui méprise, critique violemment et avec mépris (quelqu'un, quelque chose).
«
Les pires contempteurs de l'esprit, les plus sûrs contre-révolutionnaires » (BRETON, Les Manifestes du Surréalisme, 2e Manifeste, 1930, p. 140).
« un intellectuel, c'est-à-dire un révolté, un contempteur systématique des supériorités sociales qui ne sont point fondées sur l'esprit » (BERNANOS, Journal d'un curé de campagne, 1936, p. 1082).

Souvent p. iron. « Voiturier, le mangeur de curés, le contempteur de l'autel » (AYMÉ, La Vouivre, 1943, p. 248).
P. ext. Celui, celle qui méprise, ne tient aucun compte de... Un contempteur du danger.
Absol. Personne qui dédaigne, méprise habituellement.

B. Vx. Contempteur de qqn. Leurs ennemis et leurs contempteurs. Un contempteur des dieux. Un athée.

Synon. dédaigneux, dénigreur, censeur, critique, dépréciateur, détracteur, méprisant, mépriseur, ricaneur, zoïle, accusateur, adversaire, calomniateur, ennemi, médisant, négateur, opposant;
anton. laudateur, adulateur, apologiste, approbateur, élogiste, fanatique, flagorneur, flatteur, louangeur, panégyriste, thuriféraire, zélateur.

Étymol. et Hist. Empr. au lat. class. contemptor (de contemnere, v. contemner) « qui dédaigne, qui méprise »
 
PalinodieA. ANTIQ. ,,Poème dans lequel on rétractait ce qu'on avait dit dans un poème précédent`` (LITTRÉ).

B. Désaveu de ce que l'on a pu dire ou faire précédemment.
Loc. fig. :  Chanter la palinodie. «Ah! comme ils se défilaient, ergotaient, chicanaient, chantaient la palinodie, désavouaient les copains!» (ARNOUX, Algorithme, 1948, p.59)
En partic., le plus souvent au plur :  Changement d'opinion et principalement d'opinion politique.

Synon. revirement, volte-face.

« Encore plus que les diplomates, les hommes politiques ne se souviennent pas du point de vue auquel ils se sont placés à un certain moment, et quelques-unes de leurs palinodies tiennent moins à un excès d'ambition qu'à un manque de mémoire » (PROUST, Prisonn., 1922, p.39).

Étymol. et Hist. Empr. au b. lat. palinodia «refrain, rétractation», gr. «chant différent, sur un autre ton; rétractation», comp. de «en sens inverse; à l'opposé, au contraire» et de «chant».

voir ailleurs palinodier et palinodique...
 
ZéloteA. HIST. JUIVE, subst. masc., gén. au plur. Membre d'une secte juive du Ier s. de notre ère, qui prônait la résistance à outrance à la domination étrangère et qui était prête à punir de mort ceux qui ne partageaient pas ses vues.
B. P. ext., subst. Celui, celle qui fait preuve d'un zèle excessif dans ses activités ou ses idées.

Étymol. et Hist. Empr. au lat. chrét. zelotes « zélé; du parti des zélés », transcrivant le gr. « admirateur zélé », usité comme épit. pour Simon le Cananéen.
 
 
 
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