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Au hasard Balthazar

ExplicitPALÉOGR. Mot qui indique qu'un ouvrage est terminé.

Anton. incipit.

Étymol. et Hist. 1838 subst. (Ac. Compl. 1842). Substantivation de explicit terme employé dans la formule finale de certains écrits du Moy. Âge (cf. Explicit le Roumanz de Thebes, éd. Raynaud de Lage), repris de la formule du type Explicit liber [feliciter] usitée en b. lat., explicit étant formé comme présent, d'apr. l'anton. incipit (v. ce mot) ou le synon. finit à partir de explicuit ou explicitus [est], 3e pers. du sing, du parfait et part. passé de explicare au sens (lat. impérial, b. lat.) de « terminer, achever » (TLL, s.v. explicare, 1738, 30, sqq.)

Le mot excipit semble être un néologisme entré dans l’usage courant dans les années 1990. Il ne dériverait donc aucunement du latin, contrairement à son antonyme incipit, à partir duquel il a été vraisemblablement formé. Les formules latines incipit liber et explicit liber introduisaient et terminaient les manuscrits du Moyen-Âge. L’usage du mot explicit » a cependant tendance à disparaître au profit du mot excipit, l’usage du néologisme paraissant plus naturel.
 
HappelourdeA. Vieilli. Pierre fausse qui a l'éclat et l'apparence d'une pierre précieuse.

B. Au fig., vieilli ou littér.
1. Cheval de belle apparence mais sans vigueur.
2. Personne d'aspect agréable mais sotte
3. Illusion, leurre.

« Nous vivons dans un âge où presque tout est bourdes, Pièges, déguisements, leurres et happelourdes » (POMMIER, Colères, 1844, p. 96).

Étymol. et Hist. Composé de la forme happe de happer*, dér. d'un rad. onomatopéique happ- marquant un mouvement de saisie brutale et rapide, et de lourde, fém. de lourd*, au sens de « femme qui manque de finesse, de subtilité; sotte », c'est-à-dire qui se laisse duper par un homme tout en apparences ou par un bijou faux; le fém. pourrait s'expliquer par l'infl. de pierre si le sens 2 est primitif.
 
UbuesqueLittér., péj. Qui évoque le grotesque du père Ubu par un despotisme, une cruauté, un cynisme, une forfanterie d'un caractère outrancier ou par des petitesses dérisoires.
« Rien ne me plaît plus de cette époque gâteuse et sanglante avec ses techniques ubuesques, ses chambres à torture et ses adultes tellement abrutis (...) qu'ils préfèrent Tintin à tout » (MAURIAC, Mém. intér., 1959, p. 219).

Étymol. et Hist. Création sur le nom d'Ubu, personnage de la pièce d'Alfred Jarry, Ubu roi (1896); suff. -esque*.
 
Obvieadj. Philos. ou littér. Qui vient naturellement à l'esprit; qui va ou qui semble aller de soi. Synon. évident.

« La science n'est qu'un élément nécessaire et insuffisant de toute croyance. Aussi ne saurions-nous accepter, dans son sens obvie, la célèbre formule de Malebranche: la foi passera, mais l'intelligence ne passera pas » (LACROIX, Marxisme, existent., personn., 1949, p.111).

Étymol. et Hist. Empr. au lat. obvius «qui se présente à proximité», proprement «qui va au devant», composé de ob «devant» et via «chemin». L'angl. obvious de même sens est att. dep. 163

Rem. Obvier à : Parer à une éventualité ou à un fait fâcheux en prenant toutes mesures susceptibles de permettre, selon le cas, de l'éviter ou d'y faire face au mieux, d'en atténuer les effets.  Empr. au lat. obviare «prévenir»
 
SémiosiqueU. Eco établit (dans Limites de l’interprétation, 1992, p. 36) une différence entre interprétation sémantique (ou
sémiosique) et interprétation critique (ou sémiotique) :

«L’interprétation sémantique ou sémiosique est le résultat du processus par lequel le destinataire, face à la
manifestation linéaire du texte, la remplit de sens. L’interprétation critique ou sémiotique, en revanche, essaie
d’expliquer pour quelles raisons structurales le texte peut produire ces interprétations sémantiques (ou d’autres,
alternatives).
»
 
ProsélyteA. RELIGION
1. ANTIQ. HÉBRAÏQUE. Personne ayant renoncé au paganisme pour adhérer au judaïsme. Des prosélytes, c'est-à-dire des gens d'origine non israélite, affiliés au judaïsme à des degrés divers (RENAN, Apôtres, 1866, p.109).
2. Personne nouvellement convertie à une religion, (en l'occurrence, le plus souvent au catholicisme). Synon. converti, néophyte.
Empl. adj. La religion étant sociale, tendant même à être prosélyte, comporte nécessairement deux aspects (Philos., Relig., 1957, p.32-11).

B.
P. ext. Personne récemment gagnée à une opinion, une doctrine, un parti. Synon. adepte, partisan.
Empl. adj. Cette humeur prosélyte, l'enflure de ses pensées, et son tour moralisant poussent fréquemment le paranoïaque à l'humanitarisme (MOUNIER, Traité caract., 1946, p.553).
 
 
 
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