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Au hasard Balthazar

DiallèlePHILOS. Cercle vicieux par lequel on cherche à prouver une proposition en partant de cette proposition même.

Raisonnement erroné qui a été repéré et thématisé par les philosophes grecs, notamment les sceptiques, d'une manière générale, le diallèle se produit lorsque la preuve de ce qu'on cherche est fondée sur la validité d'une seconde preuve qui tire elle-même sa justification de la première.

Étymol. et Hist. Empr. au gr. « réciproque ».
 
Viédase ou ViédazeA. Région. (Midi). Aubergine.
B. Vx. Personne idiote, bête. Synon. con.
[Comme terme d'injure, dans une interpellation dir.] « Vous êtes des j...-f..., des viédases, des gourgandines, des sardanapales, des fripons qui buvez le sang du pauvre peuple » (DESMOULINS ds Vx Cordelier, 1793-94, p. 247).

Étymol. et Hist. vietdaze « nom populaire de l'aubergine dans le Midi » (Ac. Compl.). Mot occit. signifiant propr. « vit d'âne », comp. de viet « vit » et de aze « âne »
 
MargoulinA. Personne manquant de compétence ou de sérieux dans l'exercice de sa profession; en partic. mauvais ouvrier.

B. 1. Pop. Petit détaillant, petit patron.

2. Commerçant malhonnête; individu peu scrupuleux en affaires. Synon. maquignon, mercanti. « Je veux que dans ces circonstances graves et familiales, tu te conduises comme un gentilhomme provençal et non pas comme le dernier des margoulins » (PAGNOL, Fanny, 1932, II, 7, p. 148)

3. Arg. de la Bourse. Spéculateur sans envergure. « Il avait spéculé, non sur la valeur de sa production mais sur celle des plantations mêmes (...). Et il n'ignorait pas que, dès que cette suppression [des crédits américains] serait connue, tous les margoulins de Paris et de New-York prendraient position à la baisse sur ses titres » (MALRAUX, Cond. hum., 1933, p. 337).

Étymol. et Hist. Mot pop. issu du verbe margouliner usité dans le Bas-Maine au sens de «aller vendre de bourg en bourg, surtout en parlant des femmes qui vendent des mouchoirs» (DOTTIN, Glossaire des parlers du Bas-Maine, Paris, 1899), lui-même dér. de margouline «bonnet» (DUM.); cf. Bas-Maine margulet, margulin «bandeau sur la figure, bride d'un bonnet de femme» (DOTTIN, loc. cit.); margouline est une var. de margoulette* d'après gouline «bonnet de femme» usité dans les parlers de l'Ouest (FEW t. 4, p. 315a), dér. de goule, forme anc. de gueule*.
 
InfatuerA. Emploi trans
1. Vx et littér. Séduire. Au passif. Épris.
2. Gonfler d'orgueil et de sottes prétentions. « Ce succès, loin de l'infatuer, allait devenir un jeu qui serait au jeu ce que la pêche à la ligne est au travail de la ville » (COCTEAU, Enf. terr., 1929, p. 73).
B. Emploi pronom. Afficher une trop haute opinion de soi. « c'est qu'à force de se confondre avec la divinité, il arrive que l'humanité s'infatue jusqu'à la folie » (QUINET, All. et Ital., 1836, p. 121).

Étymol. et Hist. Empr. au lat. infatuare « rendre sot, déraisonnable ».

Rem. Adj. 1) infatué de soi-même. Qui affiche une satisfaction sottement prétentieuse pour ce qu'il croit être ou croit pouvoir faire. « C'était un homme infatué de lui-même, qui se croyait tout permis et qui se moquait de tout le monde » (DELÉCLUZE, Journal, 1824, p. 21).
2) Infatué de qqc. Engoué, entiché de. « Le médecin qui n'a pas conscience de son ignorance sera nécessairement orgueilleux et infatué de son faux savoir; il sera audacieux dans sa pratique et traitera ses malades suivant son inspiration personnelle, c'est-à-dire suivant toutes les fantaisies qui lui passeront par la tête » (C. BERNARD, Princ. méd. exp., 1878, p. 48)

Der. Infatuation : Satisfaction excessive, admiration ridicule qu'une personne éprouve pour ce qu'elle croit être, pour la valeur qu'elle attribue à ce qu'elle fait. P. ext. Excessive prétention.
 
QuidditéPHILOS. Essence d'une chose, ce qui fait qu'une chose est ce qu'elle est.
« Le changement n'est point le mouvement. Le changement est altération de la qualité du ceci; il se produit, nous l'avons vu, d'un bloc par surgissement ou désagrégation d'une forme. Le mouvement suppose, au contraire, la permanence de la quiddité » (SARTRE, Être et Néant, 1943, p. 260).

Étymol. et Hist. Empr. au lat. scolast. quidditas « essence, quiddité, nature d'une chose »
 
ZéloteA. HIST. JUIVE, subst. masc., gén. au plur. Membre d'une secte juive du Ier s. de notre ère, qui prônait la résistance à outrance à la domination étrangère et qui était prête à punir de mort ceux qui ne partageaient pas ses vues.
B. P. ext., subst. Celui, celle qui fait preuve d'un zèle excessif dans ses activités ou ses idées.

Étymol. et Hist. Empr. au lat. chrét. zelotes « zélé; du parti des zélés », transcrivant le gr. « admirateur zélé », usité comme épit. pour Simon le Cananéen.
 
 
 
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