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Au hasard Balthazar

AutodaféCérémonie expiatoire au cours de laquelle étaient lues et exécutées les sentences prononcées par l'Inquisition.

Étymol. et Hist. Empr. à l'esp. auto de fe « id. » (BRUNOT, t. 6, 2, II, 1240; RUPP., p. 84; en raison du texte d'où est tirée la 1re attest., influencé par plusieurs romans esp.) croisé avec le port. auto da fe « id. », tous deux signifiant proprement « acte de foi » (acte* et foi*).

« Après le tremblement de terre qui avait détruit les trois quarts de Lisbonne, les sages du pays n'avaient pas trouvé un moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner au peuple un bel autodafé ; il était décidé par l'université de Coïmbre que le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu, en grande cérémonie, est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler.» (VOLTAIRE, Candide, VI, ibid)
 
Robe de Nessus ou de DéjanireRobe trempée du sang du centaure Nessus agissant comme philtre d'amour que Déjanire abusée fit porter à Hercule et qui causa indirectement la mort du héros en s'attachant à sa chair et en la brûlant.
 
PalinodieA. ANTIQ. ,,Poème dans lequel on rétractait ce qu'on avait dit dans un poème précédent`` (LITTRÉ).

B. Désaveu de ce que l'on a pu dire ou faire précédemment.
Loc. fig. :  Chanter la palinodie. «Ah! comme ils se défilaient, ergotaient, chicanaient, chantaient la palinodie, désavouaient les copains!» (ARNOUX, Algorithme, 1948, p.59)
En partic., le plus souvent au plur :  Changement d'opinion et principalement d'opinion politique.

Synon. revirement, volte-face.

« Encore plus que les diplomates, les hommes politiques ne se souviennent pas du point de vue auquel ils se sont placés à un certain moment, et quelques-unes de leurs palinodies tiennent moins à un excès d'ambition qu'à un manque de mémoire » (PROUST, Prisonn., 1922, p.39).

Étymol. et Hist. Empr. au b. lat. palinodia «refrain, rétractation», gr. «chant différent, sur un autre ton; rétractation», comp. de «en sens inverse; à l'opposé, au contraire» et de «chant».

voir ailleurs palinodier et palinodique...
 
VespasienneÉdicule abritant un urinoir public ou voiture à commodités pour servir de lieux d'aisance.

Synon. pissotière (fam.), tasse (arg.).

« Ah! » me dit le noble vieillard en sortant de la vespasienne. « L'homme est comme un temple. Quand la colonne est brisée, il tombe, et les femmes n'y portent plus leurs dévotions »
(RENARD, Journal, 1887, p. 6). Il prit pour élever sa plainte le ton aigre d'un vieux vidame qui se fait pincer l'arrière-train dans une vespasienne et qui par extraordinaire n'approuve point cette politesse et ne mange pas de ce pain-là (QUENEAU, Exerc. style, 1947, p. 189).

Du nom de l'empereur romain Vespasien (9-79), qui avait eu l'idée, non de créer des urinoirs publics à Rome, mais d'établir un impôt sur la collecte d'urine; ces édicules furent créés par Rambuteau, préfet de la Seine [1833-1848] qui fit lancer l'expr. « colonnes vespasiennes » pour supplanter celui des « colonnes Rambuteau »
 
Argousin1. Bas officier qui était chargé de la surveillance des galéries et des forçats : « Après avoir traversé quelques rues étroites où des galériens, vêtus de pantalons mi-partie jaunes et gris, travaillaient sous le bâton des argousins, nous arrivâmes devant Vor-Frelsers-Kirk. » (VERNE, Voyage au centre de la terre, 1864, p. 52).

2. P. ext., fam. et péj. Agent de police : « Népomucène, qui flaira des agents de police, crut qu'on allait arrêter le vieillard... Sauvez-vous, monsieur! ... Tenez, voyez-vous ces argousins? Un regard suffit à l'ancien procureur-général pour reconnaître des recors dans les agents de police, et il devina tout. » (BALZAC, L'Initié, 1848, p. 448.)

3. Rare. Personne chargée de surveiller, d'enquêter : « Après le bal, ma chère, après le bal! Vous n'allez pas me forcer à costumer vos argousins en Louis XV, dans l'espoir qu'ils passeront inaperçus. » (ANOUILH, La Répétition, 1950, III, p. 78).

4. Terme d'injure. Homme grossier, brute : « Monsieur, dit le prince des Voyageurs (...) vous êtes un drôle et un polisson, qui, sous peine d'être le dernier des argousins (...) devez me rendre raison de l'insulte que vous venez de me faire... » (BALZAC, L'Illustre Gaudissart, 1834, p. 46).

5. Arg. Contre-maître (cf. L. RIGAUD, Dict. du jargon parisien, L'Arg. anc. et mod., 1878, p. 14).

Étymol. et Hist. Empr. au cat. par les dial. siciliens (algozizio, algozino « huissier principal du Tribunal qui faisait les exécutions et les citations, écrivait les sentences et passait aucunes captures : chef des sergents » dep. 1433) et napolitain (algozino « gardien de prison », XVIe s), à la faveur des relations maritimes entre Siciliens et Aragonais en Catalogne pendant la lutte contre les Angevins.
 
YsopetHIST. DE LA LITT. [Au Moy. Âge] Recueil de fables, imitées ou non d'Ésope; p. méton., fable.
« Tout récit court et plaisant peut mériter ce nom [de fabliau]; par exemple la fable qu'au Moyen Âge on appelle aussi ysopet, à cause d'Ésope, le grand fabuliste grec qui inspira La Fontaine » (Hist. littér. de la France, Paris, éd. Soc., t. 1, 1974, p. 320).

Étymol. et Hist.
Du nom d'Ésope, fabuliste gr. du VIIs. av. J.-C. (lat. Aesopus).

« quel bien triste ysopet nous sert-on, en basse-cour Élyséenne ... »
 
 
 
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