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Au hasard Balthazar

Bélître
Vx. Mendiant.
P. ext. Homme de rien, sot, importun.

Rem. On rencontre dans la docum. le dér. bélîtraille, subst. fém. Réunion de bélîtres : « Ingouvernable bélîtraille, / Qu'il faut qu'on sabre et qu'on mitraille / Pour la contraindre à vivre en paix » (A. POMMIER, Paris, poème humoristique, 1866, p. 115).

Étymol. et Hist. 1460 - belistre : « ils estoient gens vagabonds qui aloient de feste en feste, tenoient brelans a serees, menoient fillettes par le pays, faisoient la vie de belistre, se pourchassoient, et alloient de pays a autre, sans mestier faire ne ouvrer » (Cité dans A. THIERRY, Monum. de l'hist. du Tiers État, 1e série, ii, 225 d'apr. BARB. Misc. I, p. 49). orig. obsc.
 
StipendierA. Vieilli ou littér. Avoir à sa solde; payer quelqu'un pour accomplir une tâche. Stipendier des troupes.
B. Littér., souvent péj. Payer quelqu'un pour accomplir une basse besogne. Stipendier des bandits.
Au passif. [P. méton. du suj.] Des chaires ont été créées, des récompenses proposées et décernées, des sophistes gagés, des journaux stipendiés, la justice corrompue, la religion invoquée (PROUDHON, Syst. contrad. écon., t. 2, 1846, p. 12).

Étymol. et Hist. Empr. au lat. stipendiari « toucher une solde », stipendiatus « qui est à la solde », le sens actif du verbe « prendre à sa solde » étant refait d'après celui du part. passé.
 
Prométhéen[P. allus. au héros gr. Prométhée qui déroba le feu aux dieux]
A. Relatif à Prométhée. Mythe prométhéen.
« L'inépuisable génie grec, qui a fait la part si grande aux mythes de l'adhésion et de la modestie, a su donner, cependant, son modèle à l'insurrection. Sans contredit, quelques-uns des traits prométhéens revivent encore dans l'histoire révoltée que nous vivons... »
(CAMUS, Homme rév., 1951, p.44).
B. Littér. Caractérisé par le désir de se surpasser, le goût de l'effort et des grandes entreprises, la foi dans la grandeur humaine.
[En parlant d'une chose concr.] Immense, énorme. Synon. titanesque.

voir l'Ôde de Prométhée, de Goethe
 
Sycophante HIST. [Dans la Grèce antique, à Athènes] Dénonciateur professionnel.

Littér. Calomniateur, délateur; p. ext., personnage hypocrite, fourbe : « S'il n'y avait plus d'imbéciles à jouer, le métier des sycophantes et des flatteurs du peuple tomberait bien vite » (RENAN, Avenir sc., 1890, p. 341)

REM. Sycophanterie, subst. fém., hapax. Synon. de hypocrisie. « Que vous êtes loin, ô bonheur, de la sycophanterie et de l'astucieuse habileté de Barrès! » (VALÉRY, Corresp. [avec Gide], 1891, p. 68).

Étymol. et Hist. Empr. au lat. d'époque impériale sycophanta, du gr. « dénonciateur de ceux qui exportent des figues par contrebande ou de ceux qui volent les figues des figuiers consacrés » ( « la figue »), d'où « délateur, calomniateur ».
 
ZéloteA. HIST. JUIVE, subst. masc., gén. au plur. Membre d'une secte juive du Ier s. de notre ère, qui prônait la résistance à outrance à la domination étrangère et qui était prête à punir de mort ceux qui ne partageaient pas ses vues.
B. P. ext., subst. Celui, celle qui fait preuve d'un zèle excessif dans ses activités ou ses idées.

Étymol. et Hist. Empr. au lat. chrét. zelotes « zélé; du parti des zélés », transcrivant le gr. « admirateur zélé », usité comme épit. pour Simon le Cananéen.
 
YsopetHIST. DE LA LITT. [Au Moy. Âge] Recueil de fables, imitées ou non d'Ésope; p. méton., fable.
« Tout récit court et plaisant peut mériter ce nom [de fabliau]; par exemple la fable qu'au Moyen Âge on appelle aussi ysopet, à cause d'Ésope, le grand fabuliste grec qui inspira La Fontaine » (Hist. littér. de la France, Paris, éd. Soc., t. 1, 1974, p. 320).

Étymol. et Hist.
Du nom d'Ésope, fabuliste gr. du VIIs. av. J.-C. (lat. Aesopus).

« quel bien triste ysopet nous sert-on, en basse-cour Élyséenne ... »
 
 
 
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