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Au hasard Balthazar

ProsélyteA. RELIGION
1. ANTIQ. HÉBRAÏQUE. Personne ayant renoncé au paganisme pour adhérer au judaïsme. Des prosélytes, c'est-à-dire des gens d'origine non israélite, affiliés au judaïsme à des degrés divers (RENAN, Apôtres, 1866, p.109).
2. Personne nouvellement convertie à une religion, (en l'occurrence, le plus souvent au catholicisme). Synon. converti, néophyte.
Empl. adj. La religion étant sociale, tendant même à être prosélyte, comporte nécessairement deux aspects (Philos., Relig., 1957, p.32-11).

B.
P. ext. Personne récemment gagnée à une opinion, une doctrine, un parti. Synon. adepte, partisan.
Empl. adj. Cette humeur prosélyte, l'enflure de ses pensées, et son tour moralisant poussent fréquemment le paranoïaque à l'humanitarisme (MOUNIER, Traité caract., 1946, p.553).
 
HagiographeI. Emploi adj. et subst. masc., LITTÉR. BIBLIQUE
(Livres) hagiographes. Livres de l'Ancien Testament autres que ceux écrits par Moïse et les Prophètes
(Écrivains) hagiographes. Auteurs des Livres hagiographes.
II. Emploi subst. masc. Auteur qui traite de la vie et des actions des saints.
P. ext. Biographe qui embellit excessivement son héros, son sujet.

Étymol. et Hist.empr. au b. lat. hagiographa neutre plur. « les Livres hagiographes de la Bible » , composé du gr. « saint, sacré » et « ce qui est écrit » , spéc. au plur. : les livres saints, les saintes écritures »

Der. Hagiographie Branche de l'histoire religieuse qui étudie la vie et les actions des saints. P. méton. Ouvrage consacré à la vie d'un ou de plusieurs saints.
P. ext. Biographie excessivement élogieuse. « Régimes d'usurpation et de mensonge occupés à se constituer une hagiographie » (JANKÉL., Je-ne-sais-quoi, 1957, p. 174)
Hagiographique synom. dithyrambique, panégyrique.

voir ailleurs Dithyrambe et Panégyrie
 
WeltanschauungPHILOS. Vue métaphysique du monde, conception globale de la vie, de la condition de l'homme dans le monde.

« Même si le psychanalyste a des sincérités successives, quelle créance accorder à un Monsieur qui change de Weltanschauung à chaque heure? » (CHOISY, Psychanal., 1950, p. 25).
 
PhébusLittér., vieilli. Style obscur, ampoulé et alambiqué. Donner dans le phébus.

Diseur de phébus. Écrivain ou orateur au langage obscur et alambiqué. « Une chose vous manque, Acis, à vous et vos semblables les diseurs de Phébus ; vous ne vous en défiez point, et je vais vous jeter dans l'étonnement : une chose vous manque, c'est l'esprit. Ce n'est pas tout : il y a en vous une chose de trop, qui est l'opinion d'en avoir plus que les autres ; voilà la source de votre pompeux galimatia, de vos phrases embrouillées, et de vos grands mots qui ne signifient rien. »

Étymol. et Hist. at. Phoebus «id.», gr. «le brillant, surnom d'Apollon».
 
UbuesqueLittér., péj. Qui évoque le grotesque du père Ubu par un despotisme, une cruauté, un cynisme, une forfanterie d'un caractère outrancier ou par des petitesses dérisoires.
« Rien ne me plaît plus de cette époque gâteuse et sanglante avec ses techniques ubuesques, ses chambres à torture et ses adultes tellement abrutis (...) qu'ils préfèrent Tintin à tout » (MAURIAC, Mém. intér., 1959, p. 219).

Étymol. et Hist. Création sur le nom d'Ubu, personnage de la pièce d'Alfred Jarry, Ubu roi (1896); suff. -esque*.
 
ExplicitPALÉOGR. Mot qui indique qu'un ouvrage est terminé.

Anton. incipit.

Étymol. et Hist. 1838 subst. (Ac. Compl. 1842). Substantivation de explicit terme employé dans la formule finale de certains écrits du Moy. Âge (cf. Explicit le Roumanz de Thebes, éd. Raynaud de Lage), repris de la formule du type Explicit liber [feliciter] usitée en b. lat., explicit étant formé comme présent, d'apr. l'anton. incipit (v. ce mot) ou le synon. finit à partir de explicuit ou explicitus [est], 3e pers. du sing, du parfait et part. passé de explicare au sens (lat. impérial, b. lat.) de « terminer, achever » (TLL, s.v. explicare, 1738, 30, sqq.)

Le mot excipit semble être un néologisme entré dans l’usage courant dans les années 1990. Il ne dériverait donc aucunement du latin, contrairement à son antonyme incipit, à partir duquel il a été vraisemblablement formé. Les formules latines incipit liber et explicit liber introduisaient et terminaient les manuscrits du Moyen-Âge. L’usage du mot explicit » a cependant tendance à disparaître au profit du mot excipit, l’usage du néologisme paraissant plus naturel.
 
 
 
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