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Au hasard Balthazar

MargoulinA. Personne manquant de compétence ou de sérieux dans l'exercice de sa profession; en partic. mauvais ouvrier.

B. 1. Pop. Petit détaillant, petit patron.

2. Commerçant malhonnête; individu peu scrupuleux en affaires. Synon. maquignon, mercanti. « Je veux que dans ces circonstances graves et familiales, tu te conduises comme un gentilhomme provençal et non pas comme le dernier des margoulins » (PAGNOL, Fanny, 1932, II, 7, p. 148)

3. Arg. de la Bourse. Spéculateur sans envergure. « Il avait spéculé, non sur la valeur de sa production mais sur celle des plantations mêmes (...). Et il n'ignorait pas que, dès que cette suppression [des crédits américains] serait connue, tous les margoulins de Paris et de New-York prendraient position à la baisse sur ses titres » (MALRAUX, Cond. hum., 1933, p. 337).

Étymol. et Hist. Mot pop. issu du verbe margouliner usité dans le Bas-Maine au sens de «aller vendre de bourg en bourg, surtout en parlant des femmes qui vendent des mouchoirs» (DOTTIN, Glossaire des parlers du Bas-Maine, Paris, 1899), lui-même dér. de margouline «bonnet» (DUM.); cf. Bas-Maine margulet, margulin «bandeau sur la figure, bride d'un bonnet de femme» (DOTTIN, loc. cit.); margouline est une var. de margoulette* d'après gouline «bonnet de femme» usité dans les parlers de l'Ouest (FEW t. 4, p. 315a), dér. de goule, forme anc. de gueule*.
 
Bélître
Vx. Mendiant.
P. ext. Homme de rien, sot, importun.

Rem. On rencontre dans la docum. le dér. bélîtraille, subst. fém. Réunion de bélîtres : « Ingouvernable bélîtraille, / Qu'il faut qu'on sabre et qu'on mitraille / Pour la contraindre à vivre en paix » (A. POMMIER, Paris, poème humoristique, 1866, p. 115).

Étymol. et Hist. 1460 - belistre : « ils estoient gens vagabonds qui aloient de feste en feste, tenoient brelans a serees, menoient fillettes par le pays, faisoient la vie de belistre, se pourchassoient, et alloient de pays a autre, sans mestier faire ne ouvrer » (Cité dans A. THIERRY, Monum. de l'hist. du Tiers État, 1e série, ii, 225 d'apr. BARB. Misc. I, p. 49). orig. obsc.
 
PalinodieA. ANTIQ. ,,Poème dans lequel on rétractait ce qu'on avait dit dans un poème précédent`` (LITTRÉ).

B. Désaveu de ce que l'on a pu dire ou faire précédemment.
Loc. fig. :  Chanter la palinodie. «Ah! comme ils se défilaient, ergotaient, chicanaient, chantaient la palinodie, désavouaient les copains!» (ARNOUX, Algorithme, 1948, p.59)
En partic., le plus souvent au plur :  Changement d'opinion et principalement d'opinion politique.

Synon. revirement, volte-face.

« Encore plus que les diplomates, les hommes politiques ne se souviennent pas du point de vue auquel ils se sont placés à un certain moment, et quelques-unes de leurs palinodies tiennent moins à un excès d'ambition qu'à un manque de mémoire » (PROUST, Prisonn., 1922, p.39).

Étymol. et Hist. Empr. au b. lat. palinodia «refrain, rétractation», gr. «chant différent, sur un autre ton; rétractation», comp. de «en sens inverse; à l'opposé, au contraire» et de «chant».

voir ailleurs palinodier et palinodique...
 
ExplicitPALÉOGR. Mot qui indique qu'un ouvrage est terminé.

Anton. incipit.

Étymol. et Hist. 1838 subst. (Ac. Compl. 1842). Substantivation de explicit terme employé dans la formule finale de certains écrits du Moy. Âge (cf. Explicit le Roumanz de Thebes, éd. Raynaud de Lage), repris de la formule du type Explicit liber [feliciter] usitée en b. lat., explicit étant formé comme présent, d'apr. l'anton. incipit (v. ce mot) ou le synon. finit à partir de explicuit ou explicitus [est], 3e pers. du sing, du parfait et part. passé de explicare au sens (lat. impérial, b. lat.) de « terminer, achever » (TLL, s.v. explicare, 1738, 30, sqq.)

Le mot excipit semble être un néologisme entré dans l’usage courant dans les années 1990. Il ne dériverait donc aucunement du latin, contrairement à son antonyme incipit, à partir duquel il a été vraisemblablement formé. Les formules latines incipit liber et explicit liber introduisaient et terminaient les manuscrits du Moyen-Âge. L’usage du mot explicit » a cependant tendance à disparaître au profit du mot excipit, l’usage du néologisme paraissant plus naturel.
 
ZoïleVieilli, littér. [Souvent avec majuscule] Critique injuste, malveillant et envieux.

[Talleyrand à Laënnec:] « Cela fera taire les derniers zoïles... Ah, la renommée, Monsieur Laënnec, qu'elle est à voix diverses! » (LA VARENDE, Esculape, 1949, p. 257).
Étymol. et Hist.
Empr. au lat. d'époque impériale Zoilus, gr. nom d'un grammairien d'Alexandrie du IVe s. av. Jésus-Christ, célèbre par son traité en neuf livres où il dénonçait les absurdités et les contradictions d'Homère; a été empl. dès Ovide comme synon. de « détracteur ».
 
DémiurgeA. PHILOS. ANC.
1. [Chez les Platoniciens] Divinité qui donne forme à l'univers
P. compar. « Grands visionnaires devant lesquels l'abstraction elle-même, comme au regard d'un démiurge, se mettait à vivre et à remuer sous ses longs voiles » (GOURMONT, Esthét. lang. fr., 1899, p. 302).
2. [Chez les Gnostiques] Être émanant de l'Être suprême et parfois considéré comme malfaisant.
P. iron. « Jouissons, (...) du monde tel qu'il est fait. Ce n'est pas une oeuvre sérieuse, c'est une farce, l'oeuvre d'un démiurge jovial » (RENAN, Drames philos., Prêtre Némi, 1885, III, 3, p. 583).

B. P. anal. Créateur d'une oeuvre (généralement de grande envergure).
1. En gén. : « Il y a de la grandeur à faire une oeuvre par un acte d'amour. Il y a de la grandeur à la faire avec orgueil, et à connaître, l'ayant faite, le rire puissant du démiurge  content de soi. » (MONTHERLANT, La Petite Infante de Castille, 1929, p. 651).
P. métaph., emploi adj. « Un temps mathématique et démiurge, (...) temps comme extérieur aux hommes, qui les pousse, les contraint » (Traité sociol., 1967, p. 95).
2. Domaine sociol. « Mais si l'homme a été créé par un autre être, par un Dieu, il en dépendra toujours : le seul être indépendant et libre est celui qui s'est créé lui-même. Tel est bien d'après Marx le cas de l'humanité. L'homme est démiurge de l'homme, c'est-à-dire que c'est l'homme qui se fait lui-même. Et le moyen par lequel il se fait est précisément le travail. » (LACROIX, Marxisme, existent., personn., 1949, p. 32).

Étymol. et Hist. Empr. au gr. (lat. class. demiurgus) proprement « qui travaille pour le public, artisan », particulièrement en parlant de la divinité « créatrice du monde »
 
 
 
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