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Au hasard Balthazar

Bélître
Vx. Mendiant.
P. ext. Homme de rien, sot, importun.

Rem. On rencontre dans la docum. le dér. bélîtraille, subst. fém. Réunion de bélîtres : « Ingouvernable bélîtraille, / Qu'il faut qu'on sabre et qu'on mitraille / Pour la contraindre à vivre en paix » (A. POMMIER, Paris, poème humoristique, 1866, p. 115).

Étymol. et Hist. 1460 - belistre : « ils estoient gens vagabonds qui aloient de feste en feste, tenoient brelans a serees, menoient fillettes par le pays, faisoient la vie de belistre, se pourchassoient, et alloient de pays a autre, sans mestier faire ne ouvrer » (Cité dans A. THIERRY, Monum. de l'hist. du Tiers État, 1e série, ii, 225 d'apr. BARB. Misc. I, p. 49). orig. obsc.
 
DémiurgeA. PHILOS. ANC.
1. [Chez les Platoniciens] Divinité qui donne forme à l'univers
P. compar. « Grands visionnaires devant lesquels l'abstraction elle-même, comme au regard d'un démiurge, se mettait à vivre et à remuer sous ses longs voiles » (GOURMONT, Esthét. lang. fr., 1899, p. 302).
2. [Chez les Gnostiques] Être émanant de l'Être suprême et parfois considéré comme malfaisant.
P. iron. « Jouissons, (...) du monde tel qu'il est fait. Ce n'est pas une oeuvre sérieuse, c'est une farce, l'oeuvre d'un démiurge jovial » (RENAN, Drames philos., Prêtre Némi, 1885, III, 3, p. 583).

B. P. anal. Créateur d'une oeuvre (généralement de grande envergure).
1. En gén. : « Il y a de la grandeur à faire une oeuvre par un acte d'amour. Il y a de la grandeur à la faire avec orgueil, et à connaître, l'ayant faite, le rire puissant du démiurge  content de soi. » (MONTHERLANT, La Petite Infante de Castille, 1929, p. 651).
P. métaph., emploi adj. « Un temps mathématique et démiurge, (...) temps comme extérieur aux hommes, qui les pousse, les contraint » (Traité sociol., 1967, p. 95).
2. Domaine sociol. « Mais si l'homme a été créé par un autre être, par un Dieu, il en dépendra toujours : le seul être indépendant et libre est celui qui s'est créé lui-même. Tel est bien d'après Marx le cas de l'humanité. L'homme est démiurge de l'homme, c'est-à-dire que c'est l'homme qui se fait lui-même. Et le moyen par lequel il se fait est précisément le travail. » (LACROIX, Marxisme, existent., personn., 1949, p. 32).

Étymol. et Hist. Empr. au gr. (lat. class. demiurgus) proprement « qui travaille pour le public, artisan », particulièrement en parlant de la divinité « créatrice du monde »
 
ThuriféraireLITURG. CATH. Clerc qui est chargé de l'encensoir et de la navette au cours des cérémonies solennelles.
P. anal., littér. Personne sans mesure dans la louange de quelqu'un ou de quelque chose.

Synon. flatteur, flagorneur, laudateur, louangeur; anton. détracteur.

Étymol. et Hist. Empr. au lat. médiév. t(h)uriferarius (XIIe s. ds DU CANGE, 1296 ds LATHAM) dér. du lat. t(h)urifer « qui offre l'encens aux faux dieux », comp. de t(h)us « encens » et fero « porter ».
 
TropeRHET. Figure qui implique un changement du sens premier, propre, des mots. Métaphore, métonymie et synécdoque sont des tropes.

Rem. Métaphore Figure qui consiste à instituer une analogie entre un comparé et un comparant, sans comparatif (contrairement à une comparaison). Parfois, le comparé est lui aussi absent. C'est ce qui distingue une métaphore in praesentia (La lune, cette faucille d'or) et une métaphore in abstentia (absence du comparé, il ne reste plus que le comparant : Une virgule d'or illumine le ciel). La métaphore peut dans ce cas précis se transformer en devinette.
Métonymie Figure dans laquelle un concept est dénommé au moyen d’un terme désignant un autre concept, lequel entretient avec le premier une relation d’équivalence ou de contiguïté (la cause pour l’effet : décimé par ses intentions malveillantes, la partie pour le tout : sa bouche aimante, le contenant pour le contenu : boire un verre, etc.).
Synécdoque On prend le tout pour la partie ou la partie pour le tout, la matière pour l’objet, le contenant pour le contenu, etc. et inversement. C'est un cas particulier de métonymie. Un toit, pour une maison. Une fourrure, pour un manteau de fourrure. Le tout pour la partie : Lyon a gagné la finale (pour les joueurs de l'équipe de foot de Lyon). La partie pour le tout : Les voiles prennent le départ (pour les bateaux à voiles).
 
Argousin1. Bas officier qui était chargé de la surveillance des galéries et des forçats : « Après avoir traversé quelques rues étroites où des galériens, vêtus de pantalons mi-partie jaunes et gris, travaillaient sous le bâton des argousins, nous arrivâmes devant Vor-Frelsers-Kirk. » (VERNE, Voyage au centre de la terre, 1864, p. 52).

2. P. ext., fam. et péj. Agent de police : « Népomucène, qui flaira des agents de police, crut qu'on allait arrêter le vieillard... Sauvez-vous, monsieur! ... Tenez, voyez-vous ces argousins? Un regard suffit à l'ancien procureur-général pour reconnaître des recors dans les agents de police, et il devina tout. » (BALZAC, L'Initié, 1848, p. 448.)

3. Rare. Personne chargée de surveiller, d'enquêter : « Après le bal, ma chère, après le bal! Vous n'allez pas me forcer à costumer vos argousins en Louis XV, dans l'espoir qu'ils passeront inaperçus. » (ANOUILH, La Répétition, 1950, III, p. 78).

4. Terme d'injure. Homme grossier, brute : « Monsieur, dit le prince des Voyageurs (...) vous êtes un drôle et un polisson, qui, sous peine d'être le dernier des argousins (...) devez me rendre raison de l'insulte que vous venez de me faire... » (BALZAC, L'Illustre Gaudissart, 1834, p. 46).

5. Arg. Contre-maître (cf. L. RIGAUD, Dict. du jargon parisien, L'Arg. anc. et mod., 1878, p. 14).

Étymol. et Hist. Empr. au cat. par les dial. siciliens (algozizio, algozino « huissier principal du Tribunal qui faisait les exécutions et les citations, écrivait les sentences et passait aucunes captures : chef des sergents » dep. 1433) et napolitain (algozino « gardien de prison », XVIe s), à la faveur des relations maritimes entre Siciliens et Aragonais en Catalogne pendant la lutte contre les Angevins.
 
ZéloteA. HIST. JUIVE, subst. masc., gén. au plur. Membre d'une secte juive du Ier s. de notre ère, qui prônait la résistance à outrance à la domination étrangère et qui était prête à punir de mort ceux qui ne partageaient pas ses vues.
B. P. ext., subst. Celui, celle qui fait preuve d'un zèle excessif dans ses activités ou ses idées.

Étymol. et Hist. Empr. au lat. chrét. zelotes « zélé; du parti des zélés », transcrivant le gr. « admirateur zélé », usité comme épit. pour Simon le Cananéen.
 
 
 
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