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Au hasard Balthazar

StipendierA. Vieilli ou littér. Avoir à sa solde; payer quelqu'un pour accomplir une tâche. Stipendier des troupes.
B. Littér., souvent péj. Payer quelqu'un pour accomplir une basse besogne. Stipendier des bandits.
Au passif. [P. méton. du suj.] Des chaires ont été créées, des récompenses proposées et décernées, des sophistes gagés, des journaux stipendiés, la justice corrompue, la religion invoquée (PROUDHON, Syst. contrad. écon., t. 2, 1846, p. 12).

Étymol. et Hist. Empr. au lat. stipendiari « toucher une solde », stipendiatus « qui est à la solde », le sens actif du verbe « prendre à sa solde » étant refait d'après celui du part. passé.
 
Viédase ou ViédazeA. Région. (Midi). Aubergine.
B. Vx. Personne idiote, bête. Synon. con.
[Comme terme d'injure, dans une interpellation dir.] « Vous êtes des j...-f..., des viédases, des gourgandines, des sardanapales, des fripons qui buvez le sang du pauvre peuple » (DESMOULINS ds Vx Cordelier, 1793-94, p. 247).

Étymol. et Hist. vietdaze « nom populaire de l'aubergine dans le Midi » (Ac. Compl.). Mot occit. signifiant propr. « vit d'âne », comp. de viet « vit » et de aze « âne »
 
NépotismeHIST. RELIG. Favoritisme de certains papes envers leurs neveux, les membres de leur famille, dans l'administration des affaires.
P. ext. Tendance à accorder des avantages aux membres de sa famille, à ses amis ou à ses relations indépendamment de leur valeur.

Étymol. et Hist. Empr. à l'ital. nepotismo, dér. de nepote «neveu».
 
GabegieVieilli. Fraude, tromperie (cf. Ac. 1878).
P. ext., au plur. Affaires suspectes, douteuses, sujettes à caution. Les moins scrupuleux, les moins obtus, jetaient toute vergogne à bas; ils trempaient dans des gabegies, vannaient la bourbe des affaires (HUYSMANS, À rebours, 1884, p. 286).
P. anal.
1. Désordre provenant d'une mauvaise gestion financière ou autre dans un pays, une administration ou une entreprise. Gabegie générale; supprimer la gabegie.
2. P. ext. Désordre, chaos, abomination. Enfin quoi! tu vois aussi bien que moi dans quel état est la chiourme. La saoulerie, la gabegie, la folie de détruire (AYMÉ, Vogue, 1944, p. 94)

Étymol. et Hist. Prob. dér. du rad. de gaber* qui a survécu en domaine d'oïl dans l'Ouest (cf. FEW t. 16, p. 3a); c'est peut-être le révolutionnaire normand J.-R. Hébert (né à Alençon) qui a fait le succès de ce dér. Formation obsc., peut-être analogue à celle de tabagie* ou à celle de cabajoutis*, cabagétis, cabagi, cabgit. D'apr. FEW t. 2, p. 243b, note 8, -getis résulterait de l'association jeter + suff. -aticius ou -ivus.
 
ExplicitPALÉOGR. Mot qui indique qu'un ouvrage est terminé.

Anton. incipit.

Étymol. et Hist. 1838 subst. (Ac. Compl. 1842). Substantivation de explicit terme employé dans la formule finale de certains écrits du Moy. Âge (cf. Explicit le Roumanz de Thebes, éd. Raynaud de Lage), repris de la formule du type Explicit liber [feliciter] usitée en b. lat., explicit étant formé comme présent, d'apr. l'anton. incipit (v. ce mot) ou le synon. finit à partir de explicuit ou explicitus [est], 3e pers. du sing, du parfait et part. passé de explicare au sens (lat. impérial, b. lat.) de « terminer, achever » (TLL, s.v. explicare, 1738, 30, sqq.)

Le mot excipit semble être un néologisme entré dans l’usage courant dans les années 1990. Il ne dériverait donc aucunement du latin, contrairement à son antonyme incipit, à partir duquel il a été vraisemblablement formé. Les formules latines incipit liber et explicit liber introduisaient et terminaient les manuscrits du Moyen-Âge. L’usage du mot explicit » a cependant tendance à disparaître au profit du mot excipit, l’usage du néologisme paraissant plus naturel.
 
Éloge

L'éloge, et son inverse, utilisent différents procédés comme :

Le superlatif pour décrire l'extrême ( autrement dit le haut degré ) des qualités de la personne dont on fait les louanges: "le plus beau d'entre tous"

L'hyperbole (= une figure de rhétorique ) pour amplifier et exagérer ( une qualité par exemple ) "femme ayant la taille d'un sablier" ou "beauté qui foudroie"

L'anaphore ( répétition d'un mot ou groupe nominal en début de phrase ) et la répétition pour renforcer l'affirmation de l'auteur et insister sur le mot ou GN répété "Ma femme ... Ma femme..." ou "... intelligente ... ... intelligente ...

L'énumération et accumulation des qualités pour montrer le grand nombre, le foisonnement des qualités ( car avoir beaucoup de qualités est aussi une qualité ) "il est gentil, mature, sensible, beau, fort,..." ou "elle a de beaux cheveux roux, des yeux magnifiques, un nez sublime ..."

Le champ lexical mélioratif ( qualifications laudatives ) pour sublimer la chose ou l'être que l'on loue "bouche pareil à la rose ... sa couleur, sublime, fait honte au rubis ... sa beauté est précieuse ..."

Les comparaisons et métaphores pour permettre au lecteur de s'imaginer l'objet de l'éloge, ces deux procédés donne donc une image parfaite de cette chose ou personne "Femme noire ... fruit mûr à la chair ferme ... gazelle aux attaches célestes ... les perles qui sont étoiles sur la nuit de ta peau ..."

 
 
 
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